du Haras de Chante-Neige

du Haras de Chante-Neige Chien de Montagne des Pyrenees

Chien de Montagne des Pyrenees

Reïtan Du grand baou

mâle Chien de Montagne des Pyrenees né le 31/10/80


N'avoir plus personne... Alors s'offrir un rêve... Comme un Noël...Un ami pour la vie...s'offrir un patou ... Tu t'appelleras " REÏTAN "
Un rêve puis un long voyage... Avec toi REÏTAN... Camping, auto stop, train, la vie en studio à Marseille ou vivre dans la neige, me suivre partout ...au pied de ma mobylette, derrière un cheval, m'attendre devant un magasin, me sortir d'un guet-apens et te charger de mes agresseurs, m'aider à chasser nos chèvres grimpées sur le toit de la maison et qui cassent les tuiles, m'aider à retrouver les chevaux échappés, me redescendre de la montagne quand je me suis faite pièger par la nuit et remplacer mes yeux pour m'éviter tous les dangers, me faire traverser le ruisseau qu'on avait pris de jour et me faire passer sur les mêmes pierres qu'à l'aller, sans que je ne puisse rien voir, sans que je me mouille les pieds, grâce à toi...toujours là ...A mes côtés,...à surveiller mon poulain ou encore les poussins , à jouer avec mon étalon qui s'ennuie,... à venir nager avec moi, ... et encore voyager, à pied, à cheval, avec moi,... la nuit dormir d'un oeil à mes côtés et grogner si quelqu'un approche... toujours me suivre ou me précéder, me protéger...

Toutes les belles histoires ont-elles une fin ?

REÏTAN, tu n'avais que 7 ans, tu étais parti faire ton petit tour, seul, mais tu n'as pas pu revenir ... cette fois . Je t'ai retrouvé couché à la lisière du bois . Tu semblais dormir... J'aurais fait n'importe quoi pour y croire... un peu encore...mais une tâche ...rouge ...sur ta tempe...ne pouvait mentir ! ... La nuit qui a suivi ce triste jour, l'église près de laquelle nous habitions fut cambriolée . Tu n'étais plus là pour nous garder sous ta protection . Pourtant, maintes fois tu avais du me sauver la vie ! Jamais tu n'avais eu peur quand tu te chargeais d'agresseurs à deux ou quatre pattes, ni même de vaches en colère qui t'avaient prèsenté leurs cornes . Comme pour nos chèvres tu leur avais mordu les cornes et tu aboyais si fort qu'elles finirent par s'enfuir . Tu avais sauvé le campement, la tente et tout mon bazard...Sans jamais faire de mal, tu savais dissuader . Les exemples de tes exploits ne manquent pas . Je me souviens de ce brouillard sur un plateau sauvage de l'Aude, du troupeau de juments émergé comme d'un rêve et de mon jeune étalon devenu fou, tout debout, qui tentait de me boxer à ses côtés pour les rejoindre, et moi accrochée à son licol , il ne fallait surtout pas que je le lache. Tu a vite compris comme c'était dangeureux pour moi et tu as bondi pour chasser les juments . Tu t'es même pris un coup de sabot, je t'ai vu faire un bond horrible et à peine tu avais touché terre que tu étais à nouveau au galop dans des grondements terribles , à leur poursuite . J'ai pu redescendre de ce plateau sauvage envahi de brouillard avec mon jeune cheval , saine et sauve . Je n'ai plus revu les juments . C'est bien plus tard que tu m'avais rejointe . J'avais appris à te faire confiance . Tu m'avais appris ! Tu ne faisais pas d'erreurs . Tu savais être là sans que je te le demande, si doux parfois aussi . Comme lorsque j'ai retrouvé un jour avec surprise ce petit ange blond couché contre ton flanc, à côté de ta gamelle et de ton os ! Tu n'osais plus bouger de peur de lui faire mal jusqu'à ce que je te délivre de ce bébé echappé d'un jardin . Jamais tu ne te trompais, tu étais toujours là quand il fallait, reconnaissant l'ami absent depuis des mois et que tu n'avais vu qu'une fois, mais ne voulant pas laisser entrer certains chez nous car toi, tu savais déjà ce que moi je saurais seulement plus tard ... Tu m'as si souvent protégée ... Je ne saurai jamais qui t'as pris la vie et d'ailleurs peu m'importe . Cette personne n'avait apparemment ni ton courage, ni ta loyauté, encore moins ta bienveillance et ne t'as visiblement laissé aucune chance comme on dit . Alors je ne gagnerai rien à la connaitre .Quant à elle , elle n'aura pas le privilège de te connaitre et moi je sais que tu valais bien plus que le trésor d'une église . TU T'APPELLAIS REÏTAN DU GRAND BAOU ...
REÏTAN...
Je n'ai pas pu avoir d'autres chiens après toi .Tu m'as souvent manqué . Quinze années se sont écoulées depuis toi . Et puis un jour , le déclic !! FAIRE NAÎTRE DES BEBES PATOUS !!! Et découvrir avec émotion que dans la lignée de mes chiens d'aujourd'hui, il y a un ancètre qui n'est rien d'autre que ton père ...et apprendre que c'est ta propre soeur de portée qui a cumulé le plus grand nombre de titres de champions dans la race ... C'est encore le sang des seigneurs de la race des sauveteurs ... ...POUR QUE LES BELLES HISTOIRES N'AIENT PAS DE FIN !


Eh oui, a l'heure ou tant de bergers redecouvrent le patou oublie' pour proteger a nouveaux leurs troupeaux alors que certains n'y croient pas, ou ne croient pas a des lignees pures inscrites au LOF je tiens a les rassurer. Si eux ne savent plus vivre comme d'antan avec un patou, le patou de pure race, lui, est toujours un patou !
Eh oui Reitan etait inscrit au LOF et malgre'ses grands parents maternels memorables grands champions de beaute' et son pere l' honorable reproducteur costaud, pure souche pyreneenne issu de grands eleveurs LOF des premieres heures, Reitan fut un patou au caractere tres typique de la race. Protecteur pour moi ou mes autres animaux et je tiens a faire partager mon experience.
Voici comment Reitan fut sociabilise' pour devenir un si bon chien equilibre' et un si bon protecteur: Il quitta son elevage vers l'age de six semaines avec moi pour son premier voyage en train . Il m'accompagna en cite' pavillonaire du val d'oise chez des amis qui avaient deux petites chiennes adultes fort gentilles qui l'accepterent sans probleme. Reitan dormait dans ma chambre chaque nuit et personne n'etait autorise' a le caresser sauf moi . La journee je ne manquais pas de lui faire decouvrir la ville en laisse ou en liberte' et c'est a cette periode qu'il apprit le rappel et la proprete' jour et nuit a grand renfort de caresses . Quand il eut deux mois,nous partimes en train dans le haut languedoc, dans une ferme de montagne isolee ou il decouvrit d'autres gens, d'autres chiens adultes, des poules, des chevres et mon occupation de bergere qu'il partagea avec moi. C'est la qu'en quelques seances, je lui appris, grace a des friandises, les ordres de base, s'assoir, se coucher, pas bouger J'etais toujours la seule a etre autorisee a le caresser ou le recompenser.. Il me suivait quand je partais a pied en courses au petit village et apprit a m'attendre, avec puis sans laisse, devant les magasins. Il me suivait en bergerie aux moments de traite et me suivait quand je faisais paturer les chevres aux alentours. A 3 mois il commenca a dormir en liberte' dehors, en niche, comme les autres chiens de la ferme et apreq sa garde nocturne de la ferme, me retrouvait chaque matin avec impatience pour nos occupations jusqu'a l'age de cinq mois ou il decouvrit le camping et une autre vie, celle d'un ranch isole' en Provence ou il decouvrit les chevaux et sept chiens y vivant en liberte'. A sept mois il decouvrit avec moi la vie en studio a Marseille, le car, l'auto, l'auto-stop, les baignades au lac Leman puis pour ses neufs mois, ce fut le retour en montagne dans le haut-languedoc, dans un endroit isole'. J'acquis mon premier poulain et quelques chevres qu'il prit sous sa protection. Il me suivit ensuite naturellement lors de vendanges et autres travaux saisonniers agricoles notamment lors de ma saison de bergere de brebis. Pour ses 4 ans, les grands voyages avec les chevaux commencerent jusqu'a notre stabilisation en Dordogne pour ses six ans. Il mena en quelque sorte une vie tres proche de moi comme ce le fut pour tant de patous durant des siecles aupres de leur berger mais avec une ouverture en plus sur une vie plus citadine par moments ce qui le rendit tres a l'aise partout et surtout tres intelligent. Il ne perdit pas pour autant son caractere protecteur, s'adaptant a chaque fois a mes nouvelles vies naturellement et integrant les animaux dont je m'occupais comme de nouveaux membres de sa famille a chaque fois bien que souvent differents . Il pouvait jouer avec les plus rudes comme un etalon, rester delicat avec des brebis ou carrement maternel avec poussins, oisons ou cannetons.

Informations sur Reïtan Du grand baou

N° d'origine LOF
status Décédé

Les parents

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